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Une fratrie pour Genève: l’avenue Alice-et-William-Favre Featured

August 8th, 2023
Sarah Pflug
Sarah Pflug

Ce récit fait partie d'une série consacrée aux rues de Genève dont le nom se réfère à des personnalités qui ont fait la Genève internationale.

L'avenue Alice-et-William-Favre

Début 2021, l’avenue William-Favre aux Eaux-Vives est rebaptisée «avenue Alice-et-William-Favre», dans le cadre projet 100 Elles*, visant à apposer des plaques de rues portant des noms de femmes marquantes ; donnant suite à la motion «Pour une reconnaissance dans l’espace public du rôle joué par les femmes dans l’histoire genevoise», le Conseil d'Etat a accepté de valoriser et rendre ainsi hommage à la sœur de William Favre (1843-1918, conseiller municipal des Eaux-Vives, adjoint au maire et donateur à la ville de Genève du parc La Grange en 1917). Cette avenue qui longe le parc La Grange côté ville portait jusqu’à peu uniquement le nom de William. Depuis 2020, le prénom de sa sœur Alice, présidente de la Croix-Rouge genevoise de 1914 à 1919, a été ajoutée afin de valoriser les activités de la fratrie Favre.

Alice Favre naît à Genève en 1851 et assiste, à 13 ans, à un gala organisé en l’honneur des diplomates chargés de la signature de la convention de Genève, inaugurant les bases du droit humanitaire en temps de guerre, à la villa La Grange, où elle aurait passé son enfance. Philanthrope, Alice Favre s’investit au sein de la section féminine de la Croix-Rouge genevoise (la Société des dames de la CRG) dès 1889, puis comme présidente dès 1899. En 1914, les sociétés masculine et féminine de la Croix-Rouge genevoise fusionnent pour devenir la Section genevoise de la Croix-Rouge suisse. Pendant la Première Guerre mondiale, Alice Favre organise avec la CRG l’accueil des réfugiés et des soldates à Genève, entre autres. A la fin de la guerre, elle rejoint le comité central de la Croix-Rouge suisse.

A l’occasion de son décès en février 1929, le Journal de Genève (04.02.1929) écrit à propos de « Mlle » (Alice ne s’étant jamais mariée) Favre : « Il restera donc maintes traces de l’activité qu’Alice Favre a déployée dans divers domaines et pendant tant d’années. De ses riches facultés elle avait fait l’emploi le plus utile, le plus généreux, le plus vraiment digne d’une femme disposée à se consacrer à autrui. Et c’est avec émotion que ses nombreux collaborateurs et amis vont s’incliner devant le cercueil drapé, comme elle en avait exprimé le désir, dans les plis du drapeau blanc à croix rouge ». 91 ans après sa mort, il était effectivement temps qu’Alice Favre soit rappelée à la mémoire de Genève !

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Sarah Pflug
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Aug 8th, 2023
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