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Il a discuté avec Lénine à la Société de Lecture

April 30th, 1962
Non documenté
Les archives de la RTS

Le 30 avril 1962, la Télévision Suisse Romande (RTS) recueille le témoignage de M. Bernand qui côtoya Lénine alors que tous deux étaient membres de la Société de Lecture, à Genève, dès la fin de 1904.

Dans cet extrait, il est fait référence au livre de Georges Sorel, Réflexions sur la violence, que Lénine souhaitait lire et qui fut acheté par la Société de Lecture. L'œuvre de Georges Sorel (1847-1922), philosophe et penseur politique français, a exercé une influence notamment parmi les révolutionnaires anarchistes et communistes, mais aussi sur les révolutionnaires conservateurs; Georges Sorel pensait la violence sous une forme créatrice et régénératrice, devenant même une source de moralité.

Datée du 12 décembre 1904, la demande d'inscription de Lénine à la Société de Lecture - il se présente comme un «publiciste russe» - est appuyée par deux membres de la Société: Paul Birukoff, émigré comme Lénine, et Armand Dussaux, ingénieur à Genève. Lénine est reçu par le président Emile Rivoire, notaire et historien, à qui l'on doit un Dictionnaire du code civil suisse et une Bibliographie historique de Genève au XVIIIe siècle.

Les archives de la RTS
« Lénine avait une puissance de vision future qui m'a beaucoup surpris», M. Bernand
April 30th, 1962

Dans son livre Ma vie avec Lénine, 1893-1917, Nadiejda Kroupskaïa, son épouse, écrit: «Vladimir Ilitch entra à la Société de Lecture où on pouvait travailler commodément et disposer d'un grand nombre d'ouvrages, de même que toute sortes de revues et journaux en français, en allemand et en anglais. Cette Société de Lecture était peu fréquentée, on n'y voyait guère que quelques vieux professeurs; Vladimir Ilitch était en général tout seul dans une des salles. Il pouvait non seulement y écrire en paix, mais encore, selon son habitude, s'y promener de long en large en murmurant les phrases de ses articles et prendre lui-même sur les rayons les livres dont il avait besoin. Il y était tranquille, pas un seul camarade russe ne venait l'y rejoindre; personne ne venait lui raconter que les menchéviks disaient ci et disaient ça, et patati et patata; il pouvait penser. Et il avait de quoi penser.» (1)

  1. Bernard Gagnebin et Jacques Picot, Les lectures de Lénine à Genève, Revue historique T 267, avril-juin 1982, Presses Universitaires de France
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Jan 26th, 2024
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